Chevrin-Geli

Tradition et savoir-faire depuis trois générations

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2017 – Chevrin Geli: le savoir-faire d’autrefois

https://www.ladepeche.fr/article/2015/05/15/2105116-chevrin-geli-le-savoir-faire-d-autrefois.html

La rénovation du patrimoine, qu’il soit public, privé ou classé, c’est une affaire de famille chez les Chevrin-Géli, une entreprise fleuron du Lauragais au cœur de la grande région.

Stanislas Chevrin-Géli préside aujourd’hui aux destinées de l’entreprise audoise créée par son père Philippe en 1972, lequel avait succédé à son propre père Pierre qui avait fondé la sienne à Toulouse en 1955. Autant dire que la rénovation du patrimoine et du bâti, qu’ils soient publics, privés ou classés, c’est ici une affaire de famille. C’est à Airoux, sur un lopin de terre de son beau-père, que Philippe s’était installé. Aujourd’hui et depuis quelques mois, les Chevrin-Géli ont fait le choix de la zone artisanale de Fendeille pour sa proximité avec l’autoroute A61. «Au cœur des deux régions ! Logistiquement, c’est une très bonne place», soulignent-ils. L’entreprise de l’Ouest audois travaille en effet, autant en Midi-Pyrénées qu’en Languedoc-Roussillon, pour des clients publics comme privés et possède par ailleurs, depuis trois générations, la qualification «monuments historiques» permettant l’exécution de travaux dans les règles de l’art : maçonnerie traditionnelle, taille de pierre, charpente, couverture. Comme autrefois… L’entreprise emploie aujourd’hui trente-cinq salariés, ayant, avec son déménagement, embauché huit collaborateurs. Elle a aussi investi dans une énorme machine à débiter la pierre en cubes «pour perdre le moins de temps possible et optimiser la taille», expliquent les responsables. Ses ouvriers ont travaillé à la rénovation des cathédrales d’Albi, Rodez, du château de La Réole, la collégiale Saint-Michel de Castelnaudary et à un peu tous les édifices toulousains – Saint-Etienne, Saint-Sernin… Un palmarès prestigieux qui a un revers de la médaille. «Le grand public pense que nous sommes trop spécialisés pour lui, que nous sommes trop chers, alors que sur le «basique», nous ne le sommes pas plus que les briques manufacturées», affirme Philippe Chevrin-Géli. Actuellement, l’entreprise travaille à l’abbaye de Bonnefont, un édifice pillé pendant la Révolution et dont une partie fut déplacée à Saint-Gaudens et Saint-Martory. Un travail d’orfèvre puisqu’il s’agit de reconstituer à l’identique le portail parti. Il se fait à la main et les diplômes ne font pas tout. «Il y a une maîtrise du geste que ne peut s’apprendre qu’avec les années d’expérience et par les anciens. Il y a une grosse partie de formation interne pour monter en compétences. Ce sont des métiers très spécialisés, la concurrence est plus ou moins loyale, il ne faut pas perdre ses savoir-faire», souligne Stanislas Chevrin-Géli. Bien souvent le tailleur suivra les pierres jusqu’à leur destination finale. Lui mieux que quiconque saura les ajuster. Ils n’en délaissent pas pour autant les chantiers de privés. Pour preuve la rénovation de fermes traditionnelles pour lesquelles ils travaillent aussi dans le même temps. Chevrin-Géli, fleuron de la future grande région, a de beaux jours devant elle.